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Tout va si vite
Tout va si vite...
Les secondes ne perdent pas une minute, les minutes sont toutes à l'heure, 24 heures au goût du jour, des jours qui se mènent en mois et les "moi" perdent le "toi" dans les ans.
Tout va si vite,
Tout vacille au bord de la faille, tout vasouille en bouillie naze, tous vassal de sales vices, vertige d'un âge de litiges, vils stress produits par la vitesse.
Tout va si vite,
Sans jamais mettre les doigts dans la prise de conscience, Monsieur cent mille volte-face s'efface dans la vaste farce. L'évidence meurt et la vie danse dans cette valse à mille tentations en nos seins entonnée, zig zag incessant en nos zones insensées, virevoltage à s'en péter les fusibles. Ca s'agite, ça délite, satellite, ça ripe l'éthique, irrite nos pistes, effrite nos suites, suscite des kystes, poursuite et contre coups du ressort, zip éclair, sombre bip bip, amphètes en fixe, mixe en fête, force en reste, twist en force et farce en piste.
Tout va si vite,
La vie claque comme un vidéo clip, hachée, vidée d'idéaux, MTV et déteste les veto, connecté au réseau, déconnecté de la raison, culture du vide par le trop plein, saturation et satori, c'est aux mêmes que ça sourit, les loups qui sur nos berges rient tandis qu'on se noie dans le flow de l'info, déformation professionnelle d'un bas star système où seuls les faits brillent tandis que l'homme, fébrile, s'enflamme pour un rien et paye ses torts chers.
Tout va si vite,
Ca gaspille, grappille, torpille, quadrille, fusille, houspille, étrille, maquille, résille nos droits, nos choix, nos voix qu'on éjecte hors jeu. Les speedés sont jetés, même nos pieds dans les startings débloquent. Jamais synchro avec nos cœurs, on se presse tous au bord du précipice, bafouant nos pairs pour être le numéro un alors qu'on a le six tatoué dans la chair.
Tout va si vite,
Même penser est dépassé par les passions instantanées, ADSL et idées sans ailes s'écrasant sur nos mauvaises connections. Crash, zap, flash, flux et influx nerveux de nos cercles vicieux, frisbee or not be free, fatales spirales d'une ère bancale, futiles vrilles de nos frêles villes, fertiles fièvres de nos fragiles fables.
Tout va si vite,
Tu vas où, ici où là, tu sais plus, tu sais pas, t'as perdu tes vertus, en vain tu t'évertue pour rien, pour que ces vers tuent, pour que nos cœurs muent, pour que ces porcs se tirent, mais si t'es schlass tu gicle tu staff, alors tu vitamine et voile ta face.
Tout va si vite,
A croire qu'on prend son pied au plancher, les mains rivée sur le violent au fil de la déroute alors qu'on ne peut même pas battre en retraite dans cette course de fonds de pensions où tout défile, défaille, déraille, dérouille, déboule, découle, s'écoule, s'écroule, en creux, en crise, emprises multiples d'empires futiles, d'avenir stérile dont le seul va-tout est la vitesse qu'avale tout!
Tout va si vite,
Tout va si vite, que je me méfie de tout dans ces vapeurs méphitiques, freine, hésite, devant la frénésie et seuls mes vers fusent sévères dans leurs râles anti-sortilèges, anti-serfs qu'on lèse, zéphyr sur nos affaires en un vent d'espoir! Intègre pour ne pas me désintégrer, je passe leurs vils tests cash et les vitesses sans casse comme un éclair de lucidité,
Tout va si vite, tout va si vite, mais j'évite tout et bien, ouais j'évite tout et bien, j'évite tout et bien, j'évite tout, j'évite tout, j'évite, j'évite...
Du moins c'est ce que je me plaît à croire...
© Mix, Ô Ma Prose
Je suis un guerrier
Chacun pour soi, je suis mon propre joker et ce n'est pas du jus d'orange qui me coule dans les veines, juste un 100% réactif, Nitroglycérine, ni trop lisse en rime par la force d'ecchymoses, je suis devenu un guerrier et ne baisse plus, ni les yeux, ni la garde.
Je suis un guerrier avec son propre code d'horreur, le cœur léger et l'arme lourde, le haut looké et le bas zooka, tous les sens aux aguets apens, un fusil sur chaque épaule, je m'emporte, flingue à tout va, dans des enchères à canon scié par la douleur. Sans pitié, je vois, juge et frappe, réglant mes comptes sur le champ de bataille.
L'enfer de la guerre enterre mes chimères sous son calvaire éclair, jeu violent, jets de sang, jaillissements, gémissements, gens fait démons, méfaits déments, forfaits sans nom, mon art me mure dans mon armure, je bombe le torse, des mains se tendent, des yeux implorent, des os explosent, des têtes tombent et je prends mon pied. Mon agressif m'a fait régressif.
L'amer de la guerre lacère mon univers dans un tintamarre barbare. Le trac aux tripes, le choc des troupes, le cliquetis des armes, clic clac qu'on braque, souriez le pruneau va sortir, on se tire le portrait et l'on s'explose la gueule. Les balles fusent, les corps gisent, le sang gicle, les armes cinglent, les hommes stressent, les âmes crissent, les bombes twistent, les cas tombent et ne se relèvent pas.
Le nerf de la guerre ulcère ma chair de son salaire mortifère. Le déclic des guns dégomme des cliques, des claques aux civils en de si vils cloaques, des mines qui pètent et des peines qui minent, des types qui meurent en des tumeurs à l'éthique.
Je suis un guerrier, Je suis un guerrier, je suis la guerre, je suis un guerrier, je suis la guerre, Je suis un guerrier
Je suis la guerre, des G.I. tarés, des gars tués, des capturés, des corps murés, torturés, morts sous X, mets surprises de déments sous off, mal endémique endoctriné à coup de doctes rimes, dommages collatéraux, images qu'on colle à nos maux, mensonges colportés par les médias, je suis la guerre et je suis partout, enfoncée, effacée, informée, déformée, mal façon, sans pardon, sans passé et sans avenir, je suis la guerre, l'enfer, sans cœur, rancœur du fier, humeur du fiel, déchue du ciel, détruit des rêves, je suis déjà mort, zombie honnit, homme maudit, tome daubé,
Sans cerveau, je trucide les yeux clos, car si vraiment j'en avais un, je verrais et penserais suicide, suicide, suicide, suicide, suicide, suicide, suicide, suicide,
Qu'enfin la guerre s'autodétruise, seule!
© Mix, Ô Ma prose |